Voilà les articles sur la tornade de Verfeil... qui en réalité, n'en serait pas une si j'en crois le premier article. On aurait plutôt affaire à un très violent et surtout très soudain front de rafales. Il y a des descriptions et des éléments de comparaison intéressants dans cet article de qualité (le premier article, où manifestement le journaliste s'est documenté et s'est entretenu avec des professionnels de MF). Je vous laisse lire

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TOULOUSE : LES POMPIERS SONT SORTIS À 220 REPRISES SAMEDI SOIR
Un orage méchant comme une TORNADE
Des arbres arrachés comme de vulgaires brins d'herbe, des tuiles qui partent à la volée, et des caves inondées par dizaines : le très violent orage qui a traversé la Haute-Garonne dans le sens sud-ouest, nord-est, samedi entre 16 heures et 19 h 30, était aussi puissant rapide et soudain qu'une TORNADE.
Dans la région de Verfeil, épicentre du phénomène, le vent s'est frayé un passage dans un étroit couloir d'une dizaine de kilomètres de long pour un kilomètre de large. Sur ce secteur qui correspond au tracé de la route national 112, les habitants qui ont été pris pendant une dizaine de minutes dans cette tourmente, on eu le sentiment qu'une TORNADE était passée au milieu de leur jardin et au dessus du toit de leurs maisons. Vous avez dit TORNADE?
Pour les spécialistes de météo- France qui avaient annoncé l'arrivée du vent et de la pluie dès le début de l'après midi, la TORNADE du 14 juillet n'était probablement qu'un gros orage d'été plus costaud que les autres. « On ne peut jamais être sûr de rien. Un tel phénomène peut se transformer par endroits en mini TORNADE. Mais les dégâts constatés samedi me font plutôt penser au passage d'un gros nuage d'orage « rafaleux ». Lors d'une TORNADE, les arbres sont vrillés sur place. En cas d'orage, ils sont simplement déracinés », précise ce météorologue.
YO-YO AERIEN
La vitesse des plus fortes rafales ayant soufflées samedi soir est estimée à 120 Km/heure. Lors d'une TORNADE, les vents peuvent atteindre 500 Km/heure. Pourtant même à 120 Km/heure, les dégâts sont impressionnants. Certes répondent les météorologues, mais la puissance du vent réside dans sa soudaineté. Samedi soir, la région de Verfeil et dans une moindre mesure le Muretin sont brutalement passés d'une situation sans vent à des vents soufflants à 120 Km/heure. Résultat c'est une énorme pression qui a soudainement pesé sur les troncs des arbres et les toits de tuiles.
Mais qu'est- ce qui a bien pu provoquer cette soudaine colère du ciel? « De tels phénomènes se produisent lorsque des masses d'air chaud qui stagnent dans les basses couches de l'atmosphère sont confrontées à de l'air froid d'altitude. Cette confrontation destabilise l'air chaud qui est aspiré à la verticale. Nous assistons alors à la formation de gros cumulonimbus qui partent du sol et peuvent monter jusqu'à 15 kilomètres d'altitude. Le centre de ces nuages est occupé par l'air chaud et humide en aspiration. L'air froid d'altitude descend sur les parois. Les rafales se produisent lorsque cet air froid atteint le sol », explique un chef prévisionniste de Météo-France. Samedi, des dizaines d'arbres et de toitures ont fait les frais de ce jeu de yoyo aérien: orage « rafaleux » ou TORNADE? Chacun conservera de toutes façons le souvenir d'un 14 juillet secoué par les caprices imparables du ciel.
Bernard DAVODEA (La Dépêche du midi)
GRAND SUD : DES TORNADES VIOLENTES ET TRÈS LOCALISÉES DANS LE TARN ET EN HAUTE-GARONNE
Orages : coup de tabac et lourds dégâts dans la région
De violents orages ont frappé le Grand Sud, samedi, causant de nombreux dégâts matériels mais sans faire, heureusement, de victimes.
De l'Hérault à la Haute- Garonne, notamment dans le secteur de Verfeil, en passant par le Tarn avec un épicentre à Lavaur, ce sont en fait des TORNADEs très localisées qui ont touché la région.
A Lavaur, la TORNADE s'est abattue samedi, vers 17 h 30, sur la ville et dans un périmètre de 3 kms à l'ouest de la cité vauréenne.
En 10 minutes à peine, Lavaur a été victime de conditions atmosphériques sans précédent. Pluie, grêle, vent d'une extrême violence ont dévasté le centre-ville et la campagne environnante. Sur les axes routiers menant à Lavaur, le spectacle était désolant: des dizaines de platanes balayés comme de vulgaires fétus de paille sont couchés dans les champs, sur des clôtures, dans les jardins des riverains.
Une grande partie de la nuit, les pompiers et employés de la DDE ont manié la tronçonneuse pour rendre à la circulation les routes départementales en direction de Toulouse et de Saint-Sulpice. Hier matin encore, toutes les avenues de Lavaur n'étaient pas dégagées. Partout, ce ne sont que jardins dévastés, toitures détériorées, panneaux publicitaires arrachés. Plus préoccupant, l'électricité était toujours coupée dans de nombreux quartiers. De nombreuses entreprises et le supermarché ont également souffert de la TORNADE. Les vignes situées route de Saint-Sulpice ont été vendangées bien avant l'heure.
Le ballet incessant des voitures des pompiers, sirène hurlante, donnait à la cité, aux premières heures de la matinée, hier, le sentiment légitime que Lavaur vivait une des pages les plus tristes de son histoire. Par quel miracle aucun accident, aucun blessé ne fut à déplorer? La vision des dégâts, le témoignage des habitants permettent d'affirmer que même dans le malheur le pire a été évité.
UN PHENOMENE SOUDAIN ET VIOLENT
Même spectacle de désolation en Haute-Garonne, du côté de Verfeil. Ce n'était pas une TORNADE, estiment les spécialistes avec le recul mais un nuage d'orage. Pour les habitants, en tout cas, c'était le feu d'artifice avant l'heure: le très violent orage qui s'est abattu sur la Haute-Garonne, samedi entre 16 heures et 19 h 30 a brutalement plongé le département dans une ambiance de fin du monde. Précédées par de très violentes rafales de vent, la pluie et la grêle sont arrivées par le sud-ouest pour remonter ensuite vers le nord-est. Bourrasques et averses ont ensuite suivi le cours de la Garonne pour aller enfin se calmer au pied des Pyrénées vers 20 heures.
Le nord-est du département a été le plus touché. Vers 17 heures, c'est un véritable coup de tabac qui s'est abattu sur la commune de Verfeil. Le vent très violent accompagné de trombes d'eau et de grêle s'est concentré sur un étroit couloir d'une dizaine de kilomètres de long pour un kilomètre de large en suivant le tracé de la nationale 112 entre Verfeil et Le Ramel.
Sur les quatre kilomètres les plus exposés, une dizaine de gros platanes ont été jetés au sol. En fin de soirée, sept maisons dont la toiture avait été endommagée par des chutes de branches et d'arbres étaient recensées par les pompiers. A Verfeil, tous les témoins du coup de tabac décrivaient hier soir, un phénomène météorologique extrêmement soudain. « C'est arrivé brutalement, ça a peut-être duré six ou sept minutes, mais le vent était d'une violence inouïe ». Malgré la violence des éléments personne n'a été blessé ni sur le secteur particulièrement touché de Verfeil, ni sur le reste du département.
Richard BORNIA
et Bernard DAVODEAU.
HAUTE-GARONNE : 2 H 30 DE PLUIE DE GRÊLE ET DE VENT SUR LA HAUTE- GARONNE
Une TORNADE s'abat sur Verfeil
C'était le feu d'artifice avant l'heure: le très violent orage qui s'est abattu sur la Haute- Garonne, hier entre 16 heures et 19 h30 a brutalement plongé le département dans une ambiance de fin du monde.
Précédée par de très violentes rafales de vent, la pluie et la grêles sont arrivées par le sud ouest pour remonter ensuite vers le nord- est. Bourrasques et averses ont ensuite suivi le cours de la Garonne pour aller enfin se calmer au pied des Pyrénées vers 20 heures.
Le nord est du département a été le plus touché. Vers 17 heures, c'est une véritable TORNADE qui s'est abattue sur la commune de Verfeil. Le vent très violent accompagné de trombes d'eau et de grêle s'est concentré sur un étroit couloir d'une dizaine de kilomètres de long pour un kilomètre de large en suivant le tracé de la nationale 112 entre Verfeil et Le Ramel.
Sur les quatre kilomètres les plus exposés, une dizaine de gros platanes ont été jetés au sol. En fin de soirée, sept maisons dont la toiture avait été endommagée par des chutes de branches et d'arbres étaient recensées par les pompiers. En raison du nombre important de branchages cassés restés en suspens dans les arbres, la circulation n'avait pas encore rouverte sur la nationale 112, hier soir vers 22 heures.
LES TUILES VOLAIENT
A Verfeil, tous les témoins de cette TORNADE décrivaient hier soir, un phénomène météorologique extrêmement soudain. « C'est arrivé brutalement, ça a peut-être duré six ou sept minutes, mais le vent était d'une violence inouïe », raconte un habitant de Saint-Sernin-de- Rais, un Lieu-dit situé à quatre kilomètres de Verfeil, où le vent a arraché plusieurs platanes et le toit d'un hangar métallique.
Un vieux monsieur se souvient avoir vu « les nuages qui s'enroulaient ». Tronçonneuse encore à la main, un homme d'une cinquantaine d'années décrit « les tuiles qui volaient comme des assiettes de ball- trap ». Tout près de lui près d'un grand peuplier qui vient de s'abattre sur le toit de la maison, sa femme raconte « la pluie qui s'engouffrait à travers les volets fermés ».
Pour Raymond Dematteis, maire de Verfeil, « c'est un vrai miracle qu'aucune voiture n'ait été coincée sous un platane ». Malgré la violence des éléments personne n'a, en effet été blessé ni sur le secteur particulièrement touché de Verfeil, ni sur le reste du département. Hier soir, le centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (CODIS) de la Haute- Garonne dénombrait une centaine d'interventions des pompiers dans le secteur nord du département, et une soixantaine d'interventions sur le Muretain. Vers 23 heures, les pompiers terminaient de dégager les chaussées, et seule la RN 112 était encore interdite à la circulation sur la commune de Verfeil.
Bernard DAVODEAU
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Nico 17/69