EVENEMENTS METEO ENTRE 1982 ET 1993
Bonjour.
Me voilà à présent en mesure de fournir quelques évènements parmi les plus marquants survenus dans les deux Charentes entre 1970 et 1993, période non couverte par les archives en ligne. Pour cela, j’ai commandé une sélection d’articles à Sud Ouest aux dates connues de quelques grandes tempêtes, et complété par la consultation de Quel Temps ! de Guillaume Séchet, ainsi que ma liste de tornades déjà recensées.
Bien sûr faute d'accès aux archives, je n'ai pas pu faire de recherches et dénicher d'autres cas comme je l'ai fait pour les années allant de 1994 à aujourd'hui. On ne peut donc plus parler ici de suivi même incomplet, car les lacunes sont beaucoup trop importantes, allant même jusqu’à l’absence totale de documents pour les années 1991 et 1981. Seules les grandes tempêtes de cette période 1970-1993 peuvent prétendre à une certaine exhaustivité, et peut-être aussi les épisodes de froid et neige intenses de par leur rareté (et encore…).
On se doute en revanche que les petites tempêtes, les coups de vent, les épisodes orageux et même les tornades n’auront ici que quelques représentants. 1993Entre le 10 et le 20 juin, Oragejuice signale de "violents orages très électriques, grêligènes et très pluvieux mais peu venteux, arrivant par le NNE de la gironde, se forment sur les deux Charentes (du coté de Cognac) en fin d'après-midi. Flux de SO au sol et de NE trés violent en altitude, cellules se déplaçant du NE vers le SO. Structure très bouillonnante avec enclume plutot molle et pas très élevée."
Forte chaleur (30 à 33°c) à l'avant de la dégradation, toujours d'après Oragejuice.Les 12 et 13 septembre, l’ancien cyclone Floyd arrive sur les côtes atlantiques bretonnes, vendéennes et charentaises sous forme d’une violente tempête. Les vents de secteur sud-sud ouest (cas exceptionnel) ont atteint 140 km/h à Chassiron,120 km/h sur l’île de Ré, 110 km/h aux Minimes. Arbres sur les routes, cheminées et toitures détruites, nombreux bateaux détruits ou à la dérive. 18500 abonnés sans électricité. L’île d’Oléron se retrouve coupée du monde.
- 17 La Rochelle : deux lycéens sont blessés par la chute d’un arbre dans la cour de leur lycée- 17 île de Ré : un plaisancier disparaît en mer- 17 La Rochelle : le salon nautique du Grand Pavois subit l’assaut des rafales. 8000 personnes (public et exposants) sont évacuées en urgence.
- 17 Royan et côte de Beauté : des rafales à plus de 100 km/h provoquent des dégâts conséquents : arbres déracinés, toitures et cheminées arrachées, nombreuses coupures d’électricité et de téléphone… le boulevard Garnier se retrouve ensablé.
- 17 Chatelaillon : une tornade ou trombe marine bien formée a été vue et rapportée. Des obstacles (toitures...) ont empêché le témoin de voir si elle a touché terre le sol ou la mer. Rq : l'année 1993 a été choisie par rapport à certains éléments repères, mais cette date n'est pas sûre.
1992Du 14 au 17 mai, les températures deviennent caniculaires, chaleurs qui ont été suivies d’orages très violents.
- 16 Cognac : 35 ° enregistrés (34 ° à Bordeaux le même jour). Le 25 mai, des orages violents éclatent sur les deux Charentes (et le Sud Ouest en général). La foudre en particulier s’y distingue.
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17 Saint Jean d’Angély : le championnat du monde de side car cross est brutalement perturbé par l’orage et la foudre. Cette dernière frappe à plusieurs reprises, notamment sous un auvent où elle blesse légèrement 3 personnes en les projetant à plusieurs mètres de là.
- 17 région de Saintes : la foudre cause des dégâts sur le réseau électrique (entre autres deux interrupteurs EDF mis hors service Le 2 juillet, un très violent orage provoque des inondations brutales dans la région d’Aubeterre en Charente. 100 à 130 mm tombés en deux heures trente ! Routes, ponts et cultures détruits, maisons rendues inhabitables… Saint Séverin, Laprade et les Essarts figurent parmi les communes les plus touchées.
- 17 Saint Séverin : 70 mm seraient tombés dans la première demi-heure.Les orages remettent le couvert dans la deuxième moitié du mois de juillet (article du 22), frappant cette fois-ci la Charente Maritime. Nombreuses caves inondées à Rochefort et Royan. Un millier d’usagers saintongeais ont été privés d’électricité, notamment dans les secteurs de Migron, Saint Jean d’Angély et Surgères.
- 17 Royan : le niveau d’eau atteint par endroits 40 cm.- 17 La Vallée : la chute d’un arbre provoque un triple accident de la route, entraînant le décès d’une passagère de l’un des véhicules.En Charente, les dégâts sont plus limités (branches baladeuses…) mis à part ce qui suit, mentionné dans le même article par Sud Ouest.
- 16 Barbezieux : une maison inoccupée est entièrement détruite dans un incendie (allumé par la foudre ?).
Début août, de violents orages de grêle s’abattent en Charente. Dans la région de Cognac, « l’orage qui tournait depuis plusieurs heures a fini par tomber ». Sur un parcours de 5 km entre Segonzac et Juillac le Coq, la grêle hache les vignes.
- 16 le Pible : des phénomènes localisés (microrafales, tornades ?) détruisent maïs et tournesols et déracinent des arbres.- 16 Roissac : une coulée de boue traverse le village.- 17 Sainte Marie de Ré et pertuis charentais le 11 août : une trombe marine profite d’un épisode orageux pour se balader « une bonne partie de l’après-midi » dans les pertuis charentais.
1990Au début de l’été, une violente vague orageuse venue du Sud Ouest mord sur le sud de la Charente et provoque des dégâts dans le secteur d’Aubeterre.
A la mi août, une autre vague orageuse réédite le même scénario dans une zone comprise entre Saint Cybard, Vaux et Salles Lavalette. A noter que St Cybard est la seule commune à avoir souffert de la grêle, les autres ayant souffert du vent et de la pluie.
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16 Saint Cybard en soirée : des grêlons gros comme des œufs s’abattent avec une extrême violence pendant vingt minutes, sur un km de large. Antennes brisées, carreaux cassés, voitures et tuiles cabossées... Les grêlons ont même réussi à entrer dans des fruits verts !
1989Une sécheresse frappe l’ouest de la France depuis l’hiver précédent. Les mouvements de terrain occasionnés entraîne en 1990 le classement en catastrophe naturelle de plusieurs communes, notamment dans l’Angoumois (Fléac et L’Isle d’Espagnac).
A la mi avril, une tempête souffle sur la région pendant plusieurs jours, occasionnant de nombreuses coupures d’électricité. Pas plus d’informations sur cette tempête (mentionnée par Sud Ouest), mis à part la tornade qui s’est déclarée en Charente :
- 16 Barbezieux vers 22 h 15 : une tornade (F2 ? ) frappe violemment la ville, arrachant charpentes et murs notamment sur le collège (structures préfabriquées). Un toit de plus de 2 tonnes atterrit à 40 m de là dans la cour.
Les 7 et 16 août, des orages très violents frappent le grand Sud Ouest. En Charente sur un front de 3 kms de large, les précipitations, les vents violents précédant les grêlons (dont la taille a été jusqu’à avoisiner celle d’une pomme de terre !) ont causé de nombreux dégâts : infiltrations d’eau, véhicules martelés par la grêle, toitures arrachées, vignes et cultures sinistrées…
- 16 région de Dirac et Garat : les pompiers d’Angoulême interviennent une vingtaine de fois pour bâcher des toitures- 17 La Rochelle le 19 août : une tornade (F1 ?) s’abat sur un aéroclub, renversant et mettant hors d’usage deux avions. Un troisième appareil est fortement endommagé.
1988Les 16 et 17 juin, les orages qui sévissent depuis plusieurs jours s’abattent à nouveau violemment à deux reprises sur la Charente, au sud est d’Angoulême. Entre 16 h 30 et 19 h 30, des trombes d’eau mêlées de grêle provoquent coulées de boue et inondations catastrophiques. Champs ravinés, maisons inondées, routes coupées… Le Conseiller Général entame des procédures de reconnaissance en Catastrophe Naturelle.
- 16 Blanzac : la commune est touchée deux fois de suite, le 16 surtout. - 16 Pérignac le 16 entre 23 h et minuit : 40 à 60 mm tombés en une heure d’après le maire. Des torrents d’eau et de boue dévastent les cultures et endommagent des maisons.
Le 5 décembre, une tempête est prévue sur le littoral charentais ainsi que l’intérieur, avec des vents à 100 km/h (150 km/h pour Bretagne, Vendée et Normandie), accompagnés de fortes pluies.
Pas d’autres renseignements sur cette possible tempête.
1987Janvier : le froid intense qui sévit dans le 79 (responsable de 4 morts), a très probablement concerné les Charentes. Le sud du dpt est sous la neige.Les 14 et 15 février, conséquence directe d’une dépression centrée sur la Bretagne et l’IDF, des vents à plus de 120 km/h soufflent sur le littoral charentais et l’intérieur des terres de la région, ainsi que l’ensemble de l’Aquitaine. Une dépression qui coïncide avec de fortes marées (jusqu’à 116 le 16 février). De nombreux quartiers rochefortais sont sous les eaux.
- 17 la Rochelle : la jetée sud de La Pallice est emportée sur 25 mètresEn juin, une ligne d’orages dévastateurs frappent la région ainsi que l’ensemble de l’Aquitaine, provoquant en Charente Maritime coupures de téléphone / électricité et dégâts divers (chutes d’arbres…). Quelques naufrages et nombreuses ruptures d’amarres, notamment à La Rochelle et au large de Rivedoux (île de Ré) et de Saint Palais.
Le 15 juillet, un orage destructeur s’abat sur la région de Cognac.
- 16 Cognac : des trombes d’eau provoquent de brutales inondations dans la ville (jusqu’à 80 cm dans certaines rues en une demi-heure !). Plus de 100 appels aux pompiers.
- 16 Cognac : frappé par la foudre, le mur d’une maison d’habitation s’effondre en quelques secondes.1986(Quel Temps !). Le 24 mars, une tempête « très marquée » balaye toute la France. Pas de renseignements sur les dégâts éventuellement causés dans les Charentes.
Début juin 1986 en Charente, de gros voire violents orages sont mentionnés par un témoin : « avec de la pluie le matin, un temps dégagé en milieu de journée et chaud et en fin d'après-midi d'une ligne de grain active avec des vents violents ». (peut-être s’agit-il de l’épisode de 1987 ?)
- 16 et peut-être 17 lieux inconnus : on aurait parlé de tornades localisées. Pas plus de renseignements.1985 Le 11 avril, une tempête s’abat sur tout le pays (143 km/h relevés à Bretigny/Orge).
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79 Niort : une tornade frappe la ville. Pas d’autre renseignements, sinon que l’évènement est recensé. Peut-être s’est-elle formée lors de la tempête précédemment citée (pendant laquelle une autre tornade s’est déclarée au Mans).
Début juin, un orage de grêle « bref mais particulièrement violent » s’abat sur la Charente, causant d’importants dégâts dans le vignoble, dont certains détruits à 100 %. Les grêlons atteignent jusqu’à 6 cm de diamètre.
1984Le 24 janvier, les vents soufflent jusqu’à 158 km/h en Charente Maritime et dans l’île de Ré, accompagnées d’abondantes précipitations : routes coupées, arbres arrachés, maisons inondées…
- 17 Saintes : la cote d’alerte de la Charente est dépassée, des routes sont coupées et des maisons évacuées.
- 17 Saintes : le vent violent de Nord ouest entraînent la chute d’un arbre sur un véhicule. Par chance, son occupante n’est que légèrement blessée.
Le 8 février, des vents très violents balayent tout le pays (jusqu’à 166 km/h à Bastia), donc très probablement les Charentes. Pas de renseignements particuliers.
Le 16 novembre, les restes du cyclone Chloé (Klaus ?) s’abattent en Charente Maritime sous forme de tempête. De nombreux bateaux rompent leurs amarres et le catamaran de Marc Pajot est sérieusement endommagé en heurtant un ponton. Innombrables arbres et toitures arrachés. 50 000 abonnés privés d’électricité. On enregistre 132 km/h à la pointe des Baleines, 115 km/h à Chassiron, 114 km/h à La Coubre, 108 km/h à Rochefort, 110 km/h à La Rochelle. Le Royannais et la région de Saint Georges de Didonne sont particulièrement éprouvées.
- 17 Rochefort : un passant est grièvement blessé par la chute d’une cheminée.
- 17 La Rochelle : les pompiers interviennent en urgence sur la toiture d’un bâtiment devenue menaçante. Nombreux arbres tombés et bateaux endommagés dans le port.
- 17 Saintes : la tempête endommage les toitures de plusieurs bâtiments, et un mur en pierre de taille s’écroule sur une voiture en stationnement.
- 17 Saint Pierre d’Oléron : une possible tornade arrache une toiture. L’article ne mentionne rien d’autre, mais la dissémination des débris de la maison dans un périmètre de 300 m laisse en effet supposer un phénomène tourbillonnaire.
La Charente subit elle aussi la tempête, en version plus light. Tuiles, antennes et branches arrachées en pagaille, des arbres tombés dans les champs ou sur les chaussées. Mais un seul accident plus conséquent : un dancing-tivoli partiellement détruit par les rafales.
1983- 17 Bords : une tornade aurait frappé la ville. Pas d’autres renseignements. Le 26 et 27 juillet, point culminant de plusieurs jours d'orages violents, une vague orageuse avec des vents exceptionnellement violents frappe tout le Poitou Charentes ainsi que la Gironde et la Dordogne. Plusieurs tornades ont été constatées après enquête, dont une probable F3 qui ravage le sud de la Vienne et le sud de la Charente. De Champagne-Mouton voire de Mansle (16) à Charroux et Gençay (86), elle aurait parcouru des dizaines de kms, peut-être plus de 50 km, et aurait été très puissante vu l'ampleur des dégâts : toitures arrachées, "des hangars agricoles transportés à plusieurs dizaines de mètres de leur implantation", des arbres volant au-dessus des maisons et décapitant ces dernières...
Des vents à plus de 150 km/h saccagent des campings à Niort et à Cognac. 0n compte 3 morts et 10 blessés (Quel Temps !).
- 79 (et peut-être 17) dans la nuit du 26 au 27 : une "tornade" aurait ravagé le marais poitevin et la région niortaise. Après enquête il s'agirait plutôt de gros fronts de rafales.
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16 Champagne-Mouton le 26 au soir : une tornade de force probablement F3 s'abat sur l'agglomération avec des dégâts énormes. Un témoin dit avoir entendu arriver un grand bruit et s'être barricadé aussitôt. La tornade aurait parcouru environ 50 km du sud au nord, causant de lourds dégâts dans le sud de la Vienne.
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17 Tonnay Boutonne vers 23 h: une tornade frappe la peupleraie du camping. On a retrouvé tous les arbres sciés à mi hauteur par le vent. le 27 au matin, des orages de grêle frappent encore le Cognaçais et le mathalien, détruisant 20 à 30 % des cultures.
1982- 79 Epannes le 1er mars à 21 h 30 (à quelques kms au nord du 17) : une tornade classée F2 frappe le secteur, dans un couloir de 50 m de large sur 5 kms de long.
- 17 Haimps (commune de Matha) à 11 h 50 : une tornade F2 arrache le pignon de l’église et provoque la mort d’une personne, sur un trajet d’environ 500 m.-
17 Saintes le 23 décembre : la ville est victime de précipitations exceptionnelles, et 16 km de rues sont inondées. Plusieurs centaines de familles évacuées. Le plan ORSEC est déclenché.
La crue de 1982 à Cognac (source inconnue)
Suite sur le message suivant...
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Nico 17/69