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 Les tornades en zone charentaise

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Nico 17/69
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Nombre de messages : 625
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MessageSujet: Les tornades en zone charentaise   Sam 02 Sep 2006, 11:15

Je me rends compte que je n'avais jamais pensé à poster le résultat de mes recherches sur ce forum. Alors voilà je me rattrape.
Par contre, j'ai le regret de vous dire que je ne pourrai pas produire de cartes pour l'instant.

Comme l'ont fait Remy et ses "collègues" pour Midi Pyrénées et pour maintenir un parallélisme, je ferai aussi un topic sur les tornades dans la région Poitou-Charentes.




LISTE DES CAS DE TORNADES CONNUS EN ZONE CHARENTAISE




PREMIERS CAS CONNUS


Talmont /Gironde (17) le 25 juin 1616
Le 25 juin 1616 vers deux heures de l'après-midi, une trombe marine qui serait entrée dans les terres et aurait détruit au moins une partie de l’agglomération (toitures …). Témoignage très pittoresque du pasteur Merlin, laissant supposer qu'elle se serait retirée momentanément puis se serait reformée sur l'eau (?).

La Rochelle (17) en 1669
Une trombe parmi celles de l’outbreak français de 1669 qui aurait concerné la France de la Charente Maritime jusqu’au bassin parisien (source Torro et Wikipédia). Force inconnue.



XIX EME SIECLE


Varaize (17) le 7 novembe 1840 : F3
Une trombe aux dégâts considérables sur un trajet d’une quarantaine de kms jusque dans le sud des Deux Sèvres.Tous les arbres ont été arrachés ou coupés par torsion. Les troncs transformés en projectiles ont frappé et détruit les maisons. Des objets tels que des bûches ou même une pierre de taille ont été transportés sur de longues distances (« un quart de lieue »). Un moulin à vent a été entièrement démoli. La plupart des toitures ont été arrachées (une charpente enlevée et transportée à 50 mètres). Un château a été gravement endommagé avec la partie supérieure de certains bâtiments carrément emportée.
Un village, Gatineau, a été presque entièrement détruit. Les habitants voyant arriver la tornade ont pu fuir à temps et se réfugier dans les villages voisins.

Saint Jean d’Angély (17) le 3 octobre 1851 : F2
Les bâtiments et les murs de l’hospice sont endommagés, des grilles arrachées et renversées, des dalles tordues. Plusieurs personnes roulées sur le sol. Un homme a été enlevé à plus de 2 mètres de hauteur par le tourbillon. On a trouvé des tuiles, des ardoises et des débris d’arbres à plus d’un km de la ville. Recensée.

La Bénate (17) le 10 juin 1856 : F1
La trombe s’est formée au nord-ouest de La Bénâte, à 2 km environ du bourg. Elle aurait parcouru 8 kms. Arbres brisés, toitures arrachées ou enfoncées. Pas de blessés. Un noyer énorme arraché et jeté à plus de 20 m de distance, toute une basse-cour disparue sans laisser de traces. Recensée.

La Couarde sur Mer (17) le 21 août 1856 : F1
Une trombe marine qui s’est enfoncée dans les terres. Cause des dégâts à un moulin en faisant tourner 2 fois ses ailes, et renverse un mur. Un voyageur blessé à la tête, une femme à cheval saisie et roulée par le tourbillon. Arbres déracinés, murs renversés, toitures endommagées. Longueur du parcours : 3-4 km. Recensée.

La Rochelle (17) le 11 juin 1863 : F1
Dans un contexte tempétueux depuis déjà plusieurs jours « une trombe venant de la mer a détruit, sur son passage, toutes les baraques en bois des bains […].Morceaux, jetés dans différentes directions, et retrouvés à une distance de 100 m. Cheminées, toitures de magasin renversées... ». Recensée.




XX EME SIECLE JUSQU'A 1994


Ouest de Ruffec (16) vers 1939 : ?
Une tornade restée dans les mémoires qui aurait eu lieu en 1939 durant la nuit, et aurait été « jusque dans la région de l’Ouest de Ruffec ». L’expression laisse supposer un trajet plutôt long, peut-être partie de la région de Varaize dans le 17 (témoignage par un ancien de ce hameau). A moins qu’il y ait eu une autre tornade à Varaize la même année ?

La Rochelle (17) le 25 janvier 1971 : F4
La situation météo est très tempétueuse sur les côtes atlantiques du centre-ouest (Bordelais, Charentes…).
Une trombe marine s’était formée à proche distance du port de La Pallice. Elle a gagné le port en inondant les quais. « Le bruit ressemblait à celui d’un train emballé, et on apercevait dans le tourbillon des matériaux divers ». De nombreuses maisons et entreprises ont eu leur toiture arrachée. « Des projectiles (tuiles et matériaux) […] ont frappé les vitres des immeubles ». Des centaines de voitures en stationnement ont été déplacées de plusieurs mètres par le souffle et pour certaines, complètement laminées. L’avenue Jean Guitton a souffert (tuiles, moellons, tôles tordues disséminés, poteaux et arbres déracinés…). Un bâtiment entier (sans structure interne) aurait été soulevé en bloc de plus d’un mètre avant de retomber en volant en éclat Un homme sorti pour voir les dégâts faits par la chute de grêle qui avait précédé a été surpris et soulevé à plusieurs mètres par le tourbillon et a eu le crâne fracassé.
Le gouvernement et le maire de La Rochelle ont du faire reloger rapidement les onze familles sinistrées, qui ont été hébergées en attendant dans des hôtels.
1 mort et 12 blessés

Aigonnay (79) le 25 janvier 1971 : F1 ?
Alors qu’ils s’apprêtaient à regarder la télé pour prendre des nouvelles des sinistrés de La Rochelle, les habitants d’Aigonnay, petit village situé à quelques dizaines de km au nord de la Charente Maritime et à l’ouest de Niort, ont eux-mêmes subi une trombe dans leur village : toitures de bâtiments soufflées, arbres déracinés… … Les habitants disent avoir vu une « boule de feu » dans un ciel d’encre.

St Fort/Gironde (17) le 26 janvier 1971 : F1 ? Petite F2 ?
Le même jour que celle de La Rochelle, une autre tornade est passée sur le bord de la Gironde, causant des dégâts dans la région de Saint Fort sur Gironde, enlevant notamment la toiture d’une fabrique d’agglomères et détériorant sérieusement un camion-benne, un tracteur élévateur et plus de 2000 agglomérés.

Charmé (16) le 12 février 1972 : F2
En fin de matinée lors d'un gros orage, une tornade se forme et file de Bessé vers Charmé à 3 km, traverse l’agglomération, avant de se dissiper apparemment le long d’une voie ferrée à 2 km de là. Sur une largeur d’environ 50 m, elle a causé de gros dégâts : un garage neuf pulvérisé, une jeune femme tuée (qui était sortie pour aller dans son garage et a été frappée par les débris de sa toiture), la charpente d’une grange (40 m de long sur 8 de large) soufflée et emportée, diverses autres toitures envolées, des arbres arrachés, des fils électriques et téléphoniques coupés… Deux autres personnes ont été blessées dont l’une grièvement qui a été transportée à l’hôpital de Ruffec.

La Grève/Mignon (17) le 28 avril 1973 : F2
Sous un ciel d'orage "complètement noir et bouché", et précédée d'une averse de grêle, une trombe se forme. En 2 ou 3 minutes, des toitures ont été arrachées, les tuiles « fusant de toutes part », les peupliers « pris de spasmes » et couchés à l’horizontale, un rouleau à céréales soulevé dans un champ…La mairie se retrouve entièrement sinistrée, une vingtaine de maisons sans toitures, de nombreuses lignes électriques coupées, les rues encombrées de gravats, des murs éventrés…
Heureusement, le prudent réflexe de mise à l’abri de la population aura permis d’éviter des victimes humaines.

Matha (17) le 4 juillet 1975 : F1
Une colonne gris noirâtre, très large en hauteur et rétrécie en pointe vers le sol, qui a longé Matha du sud-ouest au nord-est. Largeur : 50 m. Longueur du couloir de dégâts connu : 1 km 500 environ. Le trajet réel est peut-être plus long (plusieurs kms) car les gens ont pu la voir filer au loin dans la campagne. Maisons et hangars endommagés. Dégâts également à l'école.Nombreuses tombes détruites au cimetière. On aurait retrouvé dans les champs alentours des morceaux de pierre, crucifix, objets mortuaires divers projetés par la tornade…Poids lourd renversé. 1 blessé par projection d’une grosse branche (d’après témoin de la mairie)

Loiré/Nie (17) le 1er décembre 1976 : F1/F2 ?
Survenue la nuit vers 23 h, cette tornade très probable a littéralement décapité le clocher de l’église de la petite commune. Dégâts très localisés (certaines maisons situées juste à côté n’ont rien eu). Pas d'autres renseignements.

Haimps (17) le 14 novembre 1982 : F2
Une tornade se forme au Sud-ouest de Haimps (commune de Matha), traverse le village sur toute sa longueur, sur « à peine une minute ». D’après le maire de la commune, « elle avait l’aspect d’un gros tourbillon avec un fort bruit. Des objets volaient […] tournaient en l’air. » Nombreuses maisons et bâtiments endommagés, vitres brisées, deux toits entièrement arrachés. Le pignon de l'église est arraché. Nombreuses voitures écrasées, arbres cassés en leur milieu. Des tôles, planches… ont été retrouvées à des kilomètres. 1 mort (une personne qui étant sortie pour fermer la porte de son hangar au moment où la tornade arrivait, s'est retrouvée bloquée par la porte et a été tuée par la chute de sa toiture).

Epannes (79) le 1er mars 1982 : F2
Tornade recensée, mais sur laquelle je n'ai pas beaucoup d'informations. Largeur : 50 m. Longueur du trajet : 5 km

Champagne-Mouton (16) le 26 juillet 1983 : F3 ?
Une probable F3, très puissante tornade qui aurait tracé du nord Charente (Mansle, Champagne-Mouton) jusque dans le sud de la Vienne (Gençay, Charroux et jusqu'à Sommières où la tornade se serait arrêtée). Des dégâts énormes : hangars déplacés sur plusieurs dizaines de m, des arbres qui auraient volé et décapité des maisons au passage, nombreuses toitures intégralement arrachées et maisons sinistrés, arbres abattus...

Tonnay Boutonne (17) le 26 juillet 1983 : F1 ?
Lors de la même vague orageuse, une tornade passe sur la peupleraie du camping et du Châteua en laissant tous les arbres sciés en deux à un mètre de hauteur. On signale aussi une toiture arrachée, celle d'une menuiserie.

St Pierre d’Oléron (17) le 16 novembre 1984 : dans un contexte tempétueux créé par les restes du cyclone Chloé, une possible tornade arrache une toiture. La dissémination des débris de la maison dans un périmètre de 300 m laisse supposer un phénomène tourbillonnaire.

Niort (79) en 1985 :
Une tornade a frappé la ville de Niort dans le 79 en 1985. Elle est recensée mais je n’ai pour l’instant aucune autre information. Elle se situe dans la limite Nord de la zone étudiée.

Barbezieux (16) le 15 avril 1989 : F2 ?
Largeur : 30 mètres environ. Longueur du trajet : 1 km Durée : très brève (une minute maxi). Un collège en grande partie détruit (des salles de cours préfabriquées se sont retrouvées sans murs ni toit, un toit entier lourd de 2 t a été retrouvé 40 m plus loin au milieu de la cour de récréation), plusieurs toitures soufflées, armatures de serres pliées. Plus de trente interventions des pompiers comptabilisées. Arbres, poteaux électriques, panneaux publicitaires abattus. Un foyer de personnes âgées a été également touché, ainsi qu’un lotissement (ce dernier déjà victime d’une inondation lors d’un précédent violent orage). Au centre Leclerc, un panneau publicitaire a été arraché, un tivoli monté devant le magasin s’est retrouvé en partie sur une maison et dans son jardin ! Des vitrines ont éclaté… On a comparé le résultat à celui d’un bombardement « C’était Beyrouth ». Plus de 30 interventions des pompiers (la plupart dans le centre ville) et un bel élan de solidarité ont suivi la catastrophe.
Pas de victime (un témoin souligne « la chance inouïe » qu’ils ont eu que l’événement se soit passé la nuit).

Aéroport de La Rochelle (17) le 18 août 1989 : F1 ?
En milieu d’après-midi ce jour-là, alors que le temps était « lourd » et le ciel recouvert, un tourbillon gris-blanc de forme conique s’est brusquement formé et a parcouru l’aéroport. D’une largeur de 50 mètres environ, la tornade en une dizaine de secondes a soulevé jusqu’à 20-30 mètres de hauteur des barrières de chantier qui ont été emportées puis lâchées. Puis elle a filé vers le parking, l’a traversé et a aspiré deux avions, qu’elle a soulevés à la verticale, puis renversés sur le dos. Un troisième avion a été simplement « bousculé ».

Entre La Rochelle et l’île de Ré (17) le 9 août 1992
Observation d’une trombe marine qui a évolué durant une bonne partie de l’après-midi (un dimanche) dans le pertuis. Elle a été photographiée alors qu’elle longeait le littoral en face de Sainte Marie de Ré. Très stable, elle a duré peut-être une heure voire plus.


Suite dans le prochain message.


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Nico 17/69
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MessageSujet: Re: Les tornades en zone charentaise   Sam 02 Sep 2006, 12:05

DE 1994 A AUJOURD'HUI (liste arrêtée au 1er septembre 2006)


Période qu’on peut considérer comme à peu près complète concernant les cas les plus destructeurs, car étudiée sur les archives en ligne de Sud Ouest. Cette période de 12 ans m'a en outre permis de produire les quelques statistiques du message suivant.


1994
Angoulins (17) le 11 août 1994
une tornade s’abat sur la commune vers 5 h du matin . Sur un trajet de 1 km de long et 150 m de largeur, des toitures ont été dévastées (notamment celles de la mairie et de la Poste), des arbres arrachés… MF17 en a parlé comme d’une trombe. MF17 la mentionne dans son bulletin mensuel.


1995
Pas de tornade à ma connaissance. Un cas à La Rochelle serait à vérifier (31 juillet).


1996
St Georges de Didonne et Sémussac (17) le 16 novembre 1996 : F2 ? F3 ?
Dans un contexte général de tempête sur le dpt, une tornade a longé la Côte de Beauté sur un couloir long de plusieurs km et large de 100 m... Des toitures ont été entièrement arrachées, des vitres brisées (au Relais, ainsi que les magasins voisins). Nombreux arbres ont été sectionnés et des branches cassées. Plusieurs lotissements de Sémussac ont été particulièrement saccagés : 20 à 30 toitures entièrement ou partiellement soulevées. Tuiles déplacées sur des distances qualifiées d’ « étonnantes » par le journal, plusieurs charpentes gravement endommagées. Un cabanon de jardin a été propulsé à 50 mètres de son emplacement. Des lampadaires et des arbres auraient été transformés en projectiles.
« J’ai d’abord cru à un tremblement de terre » explique une habitante de Sémussac, qui précise que ça n’a pas duré plus d’une minute. Un habitant d’un lotissement de Sémussac, dont le plafond s'est effondré, a eu la sensation "que tout le bâtiment allait être arraché".
Pas de victime humaine heureusement. Ayant déjà été mis sous alerte de tempête, les gens avaient du rester prudemment chez eux et aucun bateau n’avait pu sortir en mer.


1997
Mérignac (16) le 20-21 juin 1997 : F1 ?
Ce jour-là une tornade s’abat sur la petite agglomération et parcourt un trajet d’environ 1 km de long et une vingtaine de mètres de large. Dégâts très délimités. La toiture de l’aile de la mairie qui sert d’école maternelle est endommagée, ainsi que celles de quelques maisons de particuliers. Mais c’est surtout au cimetière que les dégâts sont les plus importants, avec des pierres tombales descellées. Les tôles en fer d’un hangar sont arrachées et disséminées dans les champs voisins. On a relevé un plant de haricots verts « taillé comme à la serpe ».

Marans (17) le 9 novembre 1997 : F2 ?
Dans le contexte d’un coup de vent généralisé sur la région, au lieu dit La Fleur de Vendôme à quelques kms de Marans : une tornade détruit quasi intégralement la production d’un couple d’horticulteurs. Leurs deux serres ancrées par des plots en béton (censés résister à des vents jusqu'à 130 km/h) se sont envolées et sont passées par dessus le bâtiment d’exploitation, causant des dommages importants au niveau de la toiture, avant d’atterrir 80 m plus loin dans un champ.

Archiac (17) le 9 novembre 1997
Une trombe qui s’est abattue sur Anthenac près d’Archiac le même jour que celle de Marans. Elle a été vue par un producteur de pineau qui a eu le réflexe de se coucher sur le sol au moment où elle est passée. 30 m2 de toiture arrachés entre autres dégâts.


1998
Sainte Julienne, près de Tonnay Boutonne (17) le 2 janvier 1998 : F1 ?
Une trombe de petite largeur (15 mètres d’après l’article de journal) s’est formée dans la commune de Tonnay Boutonne, au hameau de Ste Julienne. 2 arbres abattus (un peuplier et un érable), un pylone EDF tordu…

Romegoux (17) le 8 ou 9 avril 1998 : F1 ?
Vers 12 h 45, une tornade très brève se serait vraisemblablement formée à Romegoux. Le maire raconte qu’il était à table, et d’un seul coup une énorme bourrasque de vent lui semble passer devant la maison, avec un gros bruit (comme celui du tonnerre). Il précise aussi qu’il y a eu une chute de grêle. La toiture de son hangar a été aspirée et projetée aux alentours. Les piliers du bâtiment (épais de 50 cm) ont été brisés, entraînant l’écroulement de l’ensemble. Des plaques de tôles sont disséminées un peu partout, dont l’une à 50 mètres. Le toit de l’ancienne étable est percé de deux gros trous, toutes les tuiles volatilisées. (Suite à témoignage direct) Destruction de 2 toitures en tôles et autres dégâts dans un couloir très délimité.
Romegoux sera à nouveau frappé par la tornade de Pont l'Abbé 6 ans plus tard.


1999
Puyrolland (17) nuit du 7 au 8 août 1999 : F1 ?
Largeur : entre 50 et 100 m (couloir de dégâts). Trajet sur un axe sud-ouest / Nord-est. Cette tornade caractérisée entre autres par la grande localisation de son couloir de dégâts, a eu lieu en pleine nuit, ce qui fait qu’elle n’a pas pu être observée directement.
Des toitures ont été endommagées voire entièrement arrachées. Un témoin raconte qu’un hangar avait été laissé la porte ouverte durant la nuit. Le vent d’après lui s’est engouffré à l’intérieur et a soulevé la toiture, que l’on aurait retrouvée le lendemain à cheval sur le toit d’une maison voisine. Dégâts au cimetière, analogues à ceux subis en 75 par celui de Matha : pierres tombales du cimetière descellées, soulevées et(ou) endommagées. Arbres cassés « comme des allumettes » tout le long du trajet.
C’était un énorme orage nocturne durant lequel il serait en outre tombé 70 mm d’eau en une nuit, très électrique (« on y voyait comme en plein jour », m’a dit mon témoin).

St Nazaire/Charente (17) le 20-21 septembre 1999 : F1 ?
Dans la nuit du 20 au 21 sept, la situation météo générale du département est fortement perturbée. A Saint-Nazaire, une probable tornade se serait formée en causant, sur un axe ouest-est, un couloir de dégât large de quelques dizaines de mètres seulement pour un trajet estimé à 500 m environ.
Toitures envolées, une bonne partie de la salle des fêtes détruite, des cheminées arrachées, les arbres de la place du 11 novembre déracinés, des cabanons de jardin littéralement broyés... Au domicile d'un particulier, on pouvait voir un poteau (pour tendre des fils à linge) purement et simplement plié en deux, comme poussé par une main géante.

Entre St Martin et Ars en Ré (17) le 26 octobre 1999
Observation d’une trombe marine par un chercheur au CNRS. Pas d'autres renseignements.

Saintonge, sur la route de Saintes, le 26 ou le 27 décembre 1999
En matinée du 27 décembre, des dégâts typiques d'un phénomène tourbillonnaire très puissant sont relevés par des témoins. Le cas est incertain, mais une tornade pourrait avoir eu lieu juste avant la tempête du 27 décembre, et ses dégâts se retrouver noyés dans ceux de Martin... (?)


2000
Les Touches de Neuillac (17) le 26 novembre 2000 : F1 ?
Largeur : 100 mètres. Longueur du trajet 1 km.
En pleine nuit, lors d’un orage venteux et pluvieux, une tornade venue de l’ouest aurait frappé Les Touches de Neuillac. Elle aurait entièrement dévasté un champ de tournesols et fortement endommagé les toitures d’une maison et de son hangar. Nombreuses tuiles envolées. Des liteaux ont été brisés. Détail curieux, la laine de verre qui recouvrait les plafonds a été repoussée contre le rebord du toit. Un morceau de ciment de faîtière est même tombé dans la chambre où dormaient des enfants, causant leur frayeur. Le mât de l’antenne a été détruit, et un arbre de la cour n’a pas résisté à la force du tourbillon alors que, paraît-il, il avait résisté à celle de la tempête de 99.


2001
Saint Xandre (17) le 26 mars 2001 : F0 ( ?)
Une tornade aurait été aperçue en début d’après-midi au sud de St Xandre, filant sur un axe Périgny-Rochefort. Le témoin la décrit comme « un vrai tourbillon conique dont la base traçait le sol comme la mine d’un crayon ». L’article de Sud Ouest donne le commentaire d’un professionnel de la station MF de La Rochelle qui bien que n’ayant pas pu l’observer sur son écran, confirme la probabilité de la chose. D’après lui, la situation météo locale y rendait vraisemblable la présence de tornades. Pas de dégâts particuliers relevés.
Selon deux témoignages différents, on pourrait supposer un doubler de tornades, l'une sous un cumulonimbus, et l'autre sous un congestus. Mais ça reste à confirmer.

Oulmes et Bouillé-Courdault (85) le13 avril 2001 : F1 ?
Samedi 7 avril vers 16 h, alors que la grêle tombe sur les environs de Fontenay-le-Comte, une tornade probable aurait dévasté les communes d'Oulmes et de Bouillé-Courdault dans un couloir d'une dizaine de mètres. Sur son passage, des arbres sont tombés, des tuiles ont volé, mais c'est surtout dans le cimetière d'Oulmes que les dégâts se sont révélés les plus importants. En effet, entre les tombes saccagées, les stèles renversées et, pour certaines entièrement détruites.
Cette tornade a eu lieu dans l’extrême sud de la Vendée, dont les caractéristiques climatiques l’incluent selon toute vraisemblance dans la zone concernée par mon étude.


2002
St Georges d’Oléron (17) le 10 juillet 2002 : F0 ? F1 ?
Une tornade qui a dévasté un camping sur un couloir nettement délimité de 15 m de large environ. Intensité inconnue. Je n’ai pas pu avoir d’infos complémentaires.

St Mandé/Brédoire (17) en 2002 (?) : F1 ?
A l’est d’Aulnay de Saintonge, une tornade qui entre autres a soufflé un hangar et détruit des champs de maïs. Elle serait passée entre 2 villages, suivie par une chute de grêle. Incertitudes concernant la date : on sait juste que l’événement est récent.


2003
St Martin de Ré (17) le 21 janvier 2003 : F0 ? Petite F1 ?
Dans un contexte d’instabilité orageuse, une petite tornade a touché le sol dans la commune de St Martin en Ré, causant des dégâts : tuiles envolées, vitres/carreaux cassés… Le quotidien Sud-Ouest et le journal local Le Phare en Ré ont consacré un article à cette tornade. Dans le même temps, MF enregistrait des rafales de 104 km/h à La Rochelle, 108 km/h à l’île d’Oléron.


2004
Fouras (17) le 16 janvier 2004 : F1 ?
Phénomène violent enregistré vers 11 h. Trajectoire sud-ouest / nord-est. Durée : 5 à 10 secondes. Pas de blessé mais des dégâts matériels « au ras du sol » selon un témoin de la mairie. Quelques dégâts matériels (2 voitures et une baie vitrée « sérieusement endommagés », tuiles qui jonchent la route de la déchetterie…) avec détails particuliers : éclats de tuile enfoncés dans un poteau téléphonique en bois, des toits qui ont eu un versant complètement détruit et l’autre versant indemne, une barque en plastique d’environ 3 m de long remplie d’eau (600 litres environ) qui a été retrouvée à une dizaine de mètres de là, retournée. Enfin, à partir d’environ 100 m après la dernière maison touchée, le paysage demeure intact, comme si rien ne s’était passé. De même à quelques mètres près hors de la limite du couloir.

Pont l’Abbé d’Arnoult et Romegoux (17) le 7 juillet 2004 : F2 ?
Une tornade s’est formée sur la commune de Pont l’Abbé d’Arnoult, et a causé des dégâts très délimités dans un couloir qu’on pouvait suivre pratiquement à la trace. Elle a entre autres arraché des toitures dont celles de l’école maternelle et celle de la tribune du stade municipal. Mais c’est surtout dans le camping qu’une dizaine d’arbres ont été cassés ou déracinés. L’un d’entre eux est tombé sur la tente où dormait un enfant, blessant ce dernier et causant une grande frayeur.
La tornade a parcouru environ 7-8 km, causant également des dégâts à Romegoux.


2005
St Germain de Marencennes (17) le 15 mai 2005 : F2 ?
Une tornade sous violent orage avec observation de la rotation associée : nuage en forme de « bouteille verticale » prolongée par la tornade, avec rotation horizontale « très rapide » (d’après le témoin qui revenait de La Rochelle et a donc vu directement la tornade). Dégâts assez importants dans le village où 2 rues ont été touchées : toitures entièrement ou partiellement détruites, plantes et divers objets projetés à distance, abris de jardin arrachés…
La tornade se serait dissipée peu après son passage dans le village, demeurant quelques secondes à 100-150 m du sol avant de remonter définitivement dans le nuage.
Mon témoin a relevé 11 mm dans son pluviomètre ce jour-là. Ce même jour, de forts orages de grêle avaient affecté le Rochelais.
A ma connaissance, cette tornade est la première de la région à avoir été photographiée.

Cognac (16) début juillet 2005
Une F0 déjà costaud (T1 sur l'échelle de Torro) qui aurait été vue par un témoin direct. Le cas a été rapporté comme "tornade" sur Estofex. Un observateur girondin fait état d'une supercellule dans le Sud Ouest charentais ce jour-là.

Vindelle (16) en début décembre 2005 : F1 ?
Tornade survenue en fin de matinée, sous un ciel très noir et très bas, immédiatement précédé d’un rideau de pluie très dense. Phénomène de couleur sombre décrit comme une « sorcière, en beaucoup plus grand et destructeur » (voir fichier dans Evts en France).
Couloir très délimité de 30 à 50 m de large, sur 500 m de long. « Les habitants des hameaux des «Gélinards» et de «Guissalle» ont vu des toitures se soulever, des cheminées se renverser, des clôtures se tordre, des arbres et des lignes téléphoniques s'arracher » (Sud Ouest) .cheminée cassée, des arbres arrachés, cassés ou tordus (vrillés), clôtures endommagées, barrière ouverte à contresens et partiellement arrachée, toiture partiellement envolée...


2006

La Rochelle (17) le 19 février
Dans le contexte d'une tempête d'hiver + grains orageux, un rapport sur Estofex fait état d'une tornade F0, rapportée par un témoin visuel. A noter qu'un tuba a été photographié par un témoin dans le ciel rochelais : s'agit-il du même cas, ou d'un évènement simultané ?


2007

Lachaise (16) le 1er janvier
Dans le cadre du petit outbreak qui a frappé l'ouest de la France ce jour-là, une tornade très probable cause d'importants dégâts dans le petit village de Lachaise au NW de Barbezieux (SO de la Charente). Notamment un hangar entièrement détruit, avec poutrelles métalliques retrouvées vrillées (le matériel agricole aurait été lui aussi entièrement mis hors d'usage). Des toitures ont été partiellement voire totalement détruites, ainsi qu'un conduit de cheminée.
Le phénomène aurait duré à peine 1 mn.


Dernière édition par Nico 17/69 le Ven 16 Nov 2007, 00:00, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Les tornades en zone charentaise   Sam 02 Sep 2006, 12:17

EBAUCHE DE STATISTIQUES


Précisions :
- Ces statistiques se basent sur les 12 dernières années (depuis 1994 inclus), les seules qu’on puisse supposer à peu près exhaustives.
- Elles sont calculées à partir de la liste des cas recensés, avérés et fortement probables. Les cas plus incertains en sont bien sûr exclus, ainsi que les trombes marines.
- La grosse majorité des trombes concernées sont des F1-F2. Ces statistiques ne concernent donc pas la totalité des trombes qu’on peut estimer sur la région (incluant toutes celles qui pourraient passer inaperçues). Elles ne concernent pas non plus la totalité des F0 repérées et(ou) destructrices, qui à elles seules représenteraient presque 1 cas par an. A l’inverse, les trombes plus fortes (F3 et f+) sont évidemment beaucoup plus rares.


Taux de fréquence estimé sur les 12 dernières années :
Un cas tous les 7,5 mois en moyenne (sachant que la zone en question doit avoisinner les 10 000 km2).

Les années avec plusieurs tornades :
A partir de 1994 : 1997 (3 évènements*), 1998 (2 évènements), 1999 (3 évènements, voire 4), 2002 ? (2 évènements**), 2004 (2 évènements), 2005 (3 évènements).

Années sans tornade :
Sur les 12 dernières années, il n’y a probablement pas eu de tornade en 1995 (cas de La Rochelle 31 juillet à vérifier).

Les tornades très puissantes :
Ici, je me base sur la période de 35 ans qui court de l'épisode de 1971 à aujourd'hui, mais sans statistiques à proprement parler, la période de référence étant trop courte :
En 35 ans on compte une F2/ F3 (T5) et une F4 : 1971 (la F4 de La Rochelle), 1996 (la très puissante F2 ou F3 de St Georges de Didonne).

Période la plus longue sans tornade :
Du 8 avril 1998 (tornade de Romegoux) au 8 août 1999 (Puyrolland) : 14 mois

Période la plus courte sans tornade (sans tenir compte des tornades doubles ou multiples dans un seul épisode météo):
Du 8 août 1999 au 21 septembre 1999 : 1 mois et demi


* : La trombe de Chabanais (extrême est de la Charente) n'est pas incluse car "hors zone".
** : ici, j’ai inclus le cas de St Mandé/Brédoire pour lequel on suppose qu’il est survenu en 2002, mais sans pouvoir l’assurer.
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